La gauche radicale
La gauche radicale est notamment représentée par La France insoumise (LFI), ainsi que par le Parti communiste français (PCF), qui dispose de députés au sein du groupe Gauche démocrate et républicaine. LFI défend une transformation importante du modèle économique et institutionnel et met notamment l’accent sur la redistribution, les services publics, la transition écologique et la modification du fonctionnement des institutions.
Pour 2027, Jean-Luc Mélenchon a été proposé par LFI comme candidat à une procédure d’investiture populaire. Le mouvement prépare également une nouvelle version de son programme L’Avenir en commun. Sa candidature reste toutefois soumise aux règles légales de présentation à l’élection présidentielle, notamment à l’obtention des 500 parrainages d’élus nécessaires.
Principales idées mises en avant par LFI :
- redistribution des richesses et renforcement des services publics ;
- transformation écologique de l’économie ;
- modification des institutions et développement de la participation citoyenne ;
- défense des droits sociaux ;
- remise en question de plusieurs orientations économiques libérales.
À l’Assemblée nationale, le groupe La France insoumise – Nouveau Front Populaire compte actuellement 71 députés, tandis que le groupe Gauche démocrate et républicaine, qui comprend notamment des députés communistes, en compte 17. Les relations entre LFI et les autres formations de gauche restent marquées par des divergences sur la stratégie présidentielle et les modalités d’une éventuelle candidature commune.
La gauche sociale-démocrate et écologiste
Cette famille regroupe principalement le Parti socialiste (PS) et Les Écologistes. Les deux formations accordent une place importante à la justice sociale, aux services publics, à la réduction des inégalités et à la transition écologique, tout en conservant des positions distinctes sur plusieurs questions économiques, institutionnelles et stratégiques.
Le Parti socialiste a adopté en juin 2026 un nouveau projet politique pour 2027. Il met notamment l’accent sur l’éducation, la réduction des inégalités, la réindustrialisation, les services publics, la transition écologique et la souveraineté économique. En juillet, les militants socialistes ont également adopté une stratégie visant à organiser une désignation de candidat et à proposer ensuite un rassemblement aux autres formations de la gauche démocratique, écologique et républicaine.
Les Écologistes ont de leur côté présenté leur Projet 2027, qui rassemble 557 mesures portant notamment sur les questions écologiques, sociales, démocratiques et économiques.
Principales idées mises en avant :
- réduction des inégalités sociales ;
- protection et développement des services publics ;
- transition écologique ;
- égalité des droits ;
- renforcement de la démocratie ;
- transformation de l’économie et réindustrialisation.
À l’Assemblée nationale, le groupe Socialistes et apparentés compte 67 députés et le groupe Écologiste et Social 38. Le PS a par ailleurs lancé en 2026 le processus « Choisir 2027 », dont le vote pour désigner un candidat est prévu en octobre. La stratégie définitive de la gauche pour le premier tour n’est donc pas encore arrêtée.
Le centre
Le centre politique est principalement représenté par Renaissance, le MoDem et Horizons, trois formations distinctes qui peuvent se retrouver sur plusieurs orientations économiques et européennes. Cet espace politique défend notamment une économie de marché, des réformes économiques, une intégration européenne importante et une approche réformiste de l’action publique.
À l’approche de 2027, plusieurs candidatures sont déjà déclarées. Édouard Philippe, président d’Horizons, mène sa propre campagne présidentielle. Gabriel Attal, secrétaire général de Renaissance et président du groupe Ensemble pour la République à l’Assemblée nationale, a également annoncé sa candidature le 22 mai 2026. Aucun candidat commun à l’ensemble du centre n’est donc établi à ce stade.
Principales orientations mises en avant par les formations du centre :
- économie de marché et réformes économiques ;
- construction européenne ;
- soutien aux entreprises et à l’innovation ;
- réforme et adaptation de l’État ;
- recherche d’un équilibre entre compétitivité et protection sociale.
À l’Assemblée nationale, ces formations sont notamment représentées par Ensemble pour la République (90 députés), Les Démocrates (37) et Horizons & Indépendants (36). Leurs stratégies respectives pour 2027 restent susceptibles d’évoluer, notamment concernant la coordination ou la concurrence entre leurs candidats.
La droite républicaine
La droite républicaine est principalement représentée par Les Républicains (LR). Le parti met notamment en avant l’autorité de l’État, la sécurité, la responsabilité individuelle, la maîtrise des finances publiques, la propriété et la compétitivité économique. Il accorde également une place importante aux questions régaliennes et à la position de la France en Europe.
La situation de LR a évolué depuis la première version de cet article : en avril 2026, les adhérents du parti ont choisi Bruno Retailleau comme candidat des Républicains pour l’élection présidentielle de 2027. Cette désignation ne signifie pas que sa candidature est juridiquement enregistrée : comme tout candidat, il devra notamment satisfaire aux conditions légales de candidature et obtenir les parrainages requis.
Principales orientations mises en avant par LR :
- sécurité et autorité de l’État ;
- responsabilité individuelle ;
- maîtrise des dépenses publiques ;
- compétitivité économique ;
- défense de la propriété et des libertés individuelles ;
- souveraineté et rôle de la France en Europe.
À l’Assemblée nationale, LR est représenté par le groupe Droite Républicaine, qui compte actuellement 48 députés. Le parti se situe dans l’espace de droite distinct du centre macroniste comme du Rassemblement national.
La droite nationale et radicale
Le Rassemblement national (RN) constitue la principale formation de cette famille politique. Il met notamment l’accent sur l’immigration, la sécurité, le contrôle des frontières, la souveraineté nationale et le pouvoir d’achat. L’Union des droites pour la République (UDR), fondée autour d’Éric Ciotti, appartient également à cet espace politique et défend notamment des positions centrées sur l’autorité, la maîtrise de l’immigration, la sécurité et la réduction de certaines dépenses et structures de l’État.
Principales orientations mises en avant par le RN :
- contrôle renforcé de l’immigration ;
- sécurité et lutte contre la délinquance ;
- souveraineté nationale ;
- contrôle des frontières ;
- mesures destinées à soutenir le pouvoir d’achat ;
- protection de certaines activités économiques nationales.
Pour 2027, le RN a déjà structuré son dispositif de campagne : Marine Le Pen et Jordan Bardella ont confié la direction de la campagne présidentielle à Julien Sanchez en mai 2026. Le choix définitif de la personne qui portera la candidature du RN demeure lié à l’évolution de la situation politique et juridique du parti et de ses principales personnalités.
À l’Assemblée nationale, le groupe Rassemblement National compte actuellement 122 députés, ce qui en fait le groupe parlementaire le plus nombreux de la XVIIe législature. L’UDR dispose de son propre groupe, qui compte 17 députés.