« Transparences » Par Jean-Luc Bennahmias

 « Transparences »

Par Jean-Luc Bennahmias

Déclaration de candidature aux Primaires de l’opposition à Marseille

Conférence de Presse – Marseille | 18 mars 2013

Député Européen et vice-président du Mouvement Démocrate, je multiplie les déplacements en France et en Europe, et je constate, depuis trop d’années un immobilisme dans notre ville. Marseille prend du retard sur les grandes métropoles européennes, et ce dans tous les domaines : attractivité économique, Logement, transports, urbanisme, culture… Il est temps de changer de cap !

J’appelle de mes vœux une victoire des réformateurs, des démocrates, des progressistes, et de ceux qui veulent réellement moderniser la deuxième ville de France. Il faudra une équipe plus jeune et plus en phase avec les préoccupations actuelles de la société, mais aussi plus ouverte au monde économique, associatif, culturel, syndical… Il faudra surtout un électrochoc positif pour Marseille.

Il faut dépasser les postures politiciennes archaïques et le sempiternel débat droite contre gauche/gauche contre droite. Contrairement aux idées reçues, Marseille n’est ni de gauche ni de droite : elle est populaire. Et c’est donc à ceux qui souffrent de la crise, ceux qui entreprennent dans les conditions difficiles que l’on sait, ou encore ceux qui innovent… que je veux m’adresser en priorité. Parce que nous aimons Marseille et nous croyons qu’elle peut se hisser au rang du top 10 européen.

Démocrate, humaniste et écologiste, engagé pour ma ville, ma parole est d’autant plus libre qu’elle ne dépend d’aucune logique d’appareil.  Je prendrai donc, avec mes amis, toute ma part dans le débat des primaires, amenant des propositions innovantes pour les Marseillais, sur les grandes perspectives d’avenir de la ville, comme sur les sujets du quotidien: l’attractivité économique, l’emploi, le logement, la sécurité,  les transports, la pollution, le rayonnement culturel et associatif…  Les Marseillais attendent un projet ambitieux, positif, mais réaliste. C’est comme cela que l’on sortira notre ville du « c’est comme ça, c’est Marseille »

A ce titre, la réussite du projet de Métropole est essentielle. La question du renouvellement de l’expérience  positive qu’est la gouvernance partagée devra, évidement être posée. C’est dans ce cadre, rassembleur et d’intérêt général, que peuvent s’inscrire de grands projets pour Marseille, comme l’est  « Capitale Européenne de la Culture » ou le Parc National des Calanques, et comme le sera, peut-être demain « Capitale Européenne du Sport ».

Je souhaite défendre celles et ceux qui sont en voie de paupérisation avec des solutions qui dépendent de l’action municipale. N’attendons plus tout de Paris ! Réinventions des politiques locales pour sortir de la crise, en misant sur la jeunesse, en valorisant et soutenant les centaines de PME qui innovent et qui embauchent.

La ville, et demain la Métropole doivent faciliter l’installation des entrepreneurs sur le territoire. Je rencontre régulièrement les chefs d’entreprises qui me le répètent sans cesse : malgré la réussite d’Euroméditerranée, s’installer à Marseille, s’apparente aujourd’hui à un chemin de croix. Lenteur des procédures administratives locales, millefeuille institutionnel, il faudra simplifier le tout. Des solutions existent, ce n’est pas un vœu pieux !

Il faut promouvoir les initiatives en faveur des entreprises menées par la Chambre de Commerce, en étant par exemple, partie prenante dans le guichet unique d’accueil des entreprises, ou soutenir la création d’un service municipal d’aide administrative au montage des dossiers de financements européens. Pour ce faire, élu Maire de Marseille, je nommerai un 1er adjoint issu du monde économique et social. Joindre les forces du monde politique et entrepreneurial, c’est offrir à Marseille le chemin du redressement.

Pour redresser Marseille, il faudra une majorité offrant aux représentants de la société civile une large place, et proposant une nouvelle forme de démocratie participative, et de transparence dans la gouvernance locale. Et j’appellerai les formations syndicales, associatives, caritatives, culturelles… à faire preuve de la même transparence !

Je propose de donner la possibilité aux associations de consommateurs, aux associations caritatives, à des associations représentatives marseillaises, d’assister en tant qu’observateur à la Commission Municipale des appels d’offres, pour aider les élus à orienter leurs choix vers préoccupations des marseillais et assurer une transparence des financements publics.

Pour se redresser, Marseille doit retrouver de la sérénité. Cela passe aussi par la sécurité des Marseillaises et des Marseillais ; et même si je salue l’initiative du Ministre de l’Intérieur de déployer des policiers supplémentaires dans notre ville, nous devons aller plus loin.  Certes, je n’ai pas réponse à tout en matière de sécurité – qui peut prétendre avoir réponse à tout ? -  mais il est pour moi absolument indispensable que le Ministre de l’Intérieur rétablisse enfin la Police de proximité pour retrouver dialogue et sécurité dans les quartiers. La Police de proximité, n’en déplaise au dernier ministre de l’intérieur de Jacques Chirac, a fait ses preuves dans les quartiers les plus en difficulté dans notre ville.  C’est une police qui connait son terrain, proche des citoyens, accessible. La sécurité dans les transports est aussi un sujet qui sera prioritaire !

Je propose un nouvel élan en matière de politique de la ville qui doit avant tout fonctionner en terme de prévention, et ensuite seulement, de répression. Rien ne remplacera la présence et l’écoute humaine dans les quartiers, tant dans les établissements scolaires que dans les maisons de jeunes, les centre sociaux et culturels… A ce titre, il est important de renforcer les équipes d’éducateurs, animateurs ou travailleurs sociaux dans les quartiers les plus sensibles et ce, en mobilisant l’ensemble des financements possibles, d’état certes, mais aussi européens (FSE, FEDER…).

A l’heure où Marseille est Capitale Européenne de la Culture, je me félicite de l’unité des collectivités territoriales autour de ce projet, mais je constate néanmoins le manque de volontarisme et de ligne claire, dans les politiques culturelles et sportives de la ville de Marseille. Quelle pérennité à ce coup d’éclat ? Que restera-t-il pour les Marseillais d’une année de rayonnement culturel ?

Je souhaite que l’on cesse la politique du saupoudrage des financements culturels et sportifs, et que l’on implique plus les structures marseillaises  dans les projets culturels. Mais il faudra surtout plus de transparence dans les subventions versées. Dans la dynamique de Marseille 2013, il faudra une réelle volonté politique qui permettra d’ancrer la culture dans les quartiers, tout en favorisant l’accès au plus grand nombre, et l’ouverture à de nouveaux publics.

Je souhaite que ces primaires soient un moment d’échange, de débats, de propositions et de projet pour l’avenir de Marseille et des Marseillais. Ce moment démocratique a été une vraie réussite lors de l’élection présidentielle 2012, et je suis certain que toutes celles et tous ceux qui souhaiterons y prendre part, le feront dans le respect des autres. Car au lendemain de ces primaires, qui donneront un chef de file à l’opposition municipale, le rassemblement de toutes et tous sera nécessaire, pour porter un projet novateur et positif pour Marseille.  Le redressement de Marseille, c’est maintenant.

A suivre…

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"A lire, le Nouvel optimisme de la volonté" paru dans le Point