Réponse donnée par Mme Hedegaard au nom de la Commission européenne sur l’action de l’UE en matière de changement climatique

Avant le sommet de Cancun, j’avais posé la question ci-dessous à la Commission européenne

Voici la réponse que je viens de recevoir de la part de la Commissaire – A lire ci-dessous -

Question avec demande de réponse écrite P-010240/2010
à la Commission
Article 117 du règlement
Jean-Luc Bennahmias (ALDE)
Objet: Action de l’Europe sur le changement climatique
Du 29 novembre au 10 décembre 2010, cent quatre-vingt-quatorze États signataires de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques se retrouvent à Cancun pour leur conférence annuelle. Il s’agira de la première grande réunion sur le changement climatique depuis l’échec, il y a un an, du sommet de Copenhague (du 7 au 19 décembre 2009). L’objectif reste le même: fixer une feuille de route précise pour l’après 2012 (date d’expiration du protocole de Kyoto). Alors que les scientifiques s’accordent sur le fait que le changement climatique « se produit d’une manière accélérée », nous attendons des avancées tangibles sur la lutte contre la déforestation, les transferts de technologies, les financements, comme sur des seuils ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
La Commission, qui représente l’Union européenne dans les négociations internationales, a pour objectif de maintenir l’Europe à l’avant-garde des efforts internationaux de lutte contre le changement climatique.
C’est pourquoi, après les difficultés perçues à Copenhague, où il semble que les différents États membres soient montés au créneau de façon désordonnée, deux questions se posent:
– La Commission confirme-t-elle sa volonté de parvenir à une réduction de 30 % des gaz à effet de serre d’ici 2020?
– A-t-elle pris des initiatives concrètes pour s’assurer que lors de cette échéance décisive, l’Europe parlera d’une seule voix?

P-10240/10FR
Réponse donnée par Mme Hedegaard
au nom de la Commission
(19.1.2011)
L’UE s’est engagée à réduire ses émissions de 30 % à titre de contribution à un accord mondial global pour l’après-2012, pour autant que d’autres pays développés s’engagent à atteindre des réductions d’émission comparables et que les pays en développement apportent une contribution adaptée à leurs responsabilités et à leurs capacités respectives.
Dans sa communication publiée en mai 2010 et intitulée «Analyse des options envisageables pour aller au-delà de l’objectif de 20 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre et évaluation du risque de « fuites de carbone »» , la Commission a évalué les coûts et les avantages escomptés si l’on portait à 30 % l’objectif de réduction des émissions. Ce document a alimenté un débat éclairé entre les États membres au sein du Conseil, qui ont discuté de la manière dont l’UE pourrait atteindre un objectif plus ambitieux, si une décision était prise dans ce sens, et des coûts et avantages qui en résulteraient. D’après ce document, les coûts liés à la réalisation de l’objectif des 30 % ont diminué et un objectif plus rigoureux pourrait stimuler davantage l’innovation, mais il est aussi devenu plus difficile de financer les investissements nécessaires à cette fin. La Commission espère vivement recevoir une contribution du Parlement européen au sujet de la communication susvisée.
Lors de la 16ème conférence des Parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques qui s’est tenue à Cancún, la Commission et les États membres ont agi de concert, et l’influence de l’Union européenne sur le résultat final a été considérable.

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