Réforme des traités : si refondation il y a, elle ne peut être que démocratique !

La réponse de Sarkozy à la crise, calquée sur l’idée d’Angela Merkel, est de se lancer dans un nouveau traité.

Dire cela deux ans seulement après l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, un traité laborieux, insuffisant et de surcroit très mal appliqué, après 10 ans de négociations et  de reniements, sonne comme une provocation.

Rappelons-nous, Lisbonne devait désigner un visage à l’Europe. Nos dirigeants ont tout fait pour qu’il n’en soit rien. Lisbonne devait donner plus de place au Parlement européen. Le couple Franco-allemand, aux manettes, le méprise. Lisbonne devait relancer les convergences économiques, les chefs d’État et de gouvernement se sont empressés d’être, chacun à leur manière, des passagers clandestins du navire Europe.

Que de profonds changements soient nécessaires aujourd’hui c’est évident ! Mais en aucun cas, il ne peut s’agir du traité que nous propose A. Merkel uniquement fondé sur la stabilité et les sanctions sans euro-obligations. La stabilité doit aller de pair avec la solidarité, on doit s’engager dans les euro-bonds et si refondation il y a, elle ne peut qu’être démocratique.

Un traité c’est le résultat d’une vision et d’une volonté politique: pour le moment, nous avons un prisme allemand déséquilibré à coté duquel la passivité des autres États dont le nôtre, est d’autant plus inacceptable.

Si d’aventure, on devait persister dans cette voie, il est déjà clair que le remède achèverait le malade.

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"A lire, le Nouvel optimisme de la volonté" paru dans le Point