Polémique sur la légalisation du dopage : Rien ne sert de tirer à vue sur Yannick Noah !

Ne nous arrêtons pas sur la provocation et concentrons-nous sur le fond. Partons des réalités du sport professionnel. Existe-il oui ou non des pratiques de dopage ?  Tous les spécialistes et même ceux qui s’intéressent un tant soit peu à la question vous répondront par la positive.

Dès lors, notre priorité reste évidemment – d’abord et avant tout – de préserver la santé de nos athlètes et ensuite de respecter l’équité des compétitions.

A ce niveau, il faut bien reconnaitre que la lutte contre le dopage, qui est aussi vieille que les compétitions, a bien du mal à s’ajuster aux découvertes des nouvelles molécules et des produits qui sont inventés pour contourner avec toujours plus d’ingéniosité les arsenaux législatifs.

Oui, le sportif a le droit d’avoir accès à des soins adaptés. Les seuils sont établis par le monde sportif et surveillés par des médecins. Pouvons-nous pour autant nous satisfaire du statut quo? Non.

La France, comme l’Italie par exemple, ont su prendre des mesures résolument offensives. Les passeports personnalisés, en font partie. Ils permettent d’établir courbe après courbe les résultats des analyses effectuées régulièrement. Ça c’est sérieux. On ne peut malheureusement pas en dire autant de beaucoup d’autres pays où l’on persiste à trainer les pieds sur ce sujet.

Dès lors, au lieu de s’empêtrer dans un débat lunaire sur la légalisation du dopage, il serait beaucoup plus intéressant de se remettre à travailler sur le suivi médical de nos sportifs tout au long de leurs carrières  (Le suivi longitudinal), tous sports confondus, et de son harmonisation au niveau des différents pays européens  qui sont (répétons-le) TOUS concernés. Voilà quelques pistes nouvelles pour le sport professionnel qui peut très bien s’affranchir d’une nouvelle polémique dont nous n’avions absolument pas besoin.

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"A lire, le Nouvel optimisme de la volonté" paru dans le Point