Les Démocrates dans la majorité présidentielle

Le compte rendu de la réunion du 26 janvier 2013 à Paris

Samedi 26 janvier 2013, se sont réunies à Paris, autour de Jean-Luc Bennahmias, député européen et Vice-président du Mouvement Démocrate, une centaine de personnalités, signataires pour la plupart de « l’appel des démocrates dans la majorité présidentielle » et d’une tribune parue dans Libération le 27 septembre 2012 (http://www.liberation.fr/politiques/2012/09/26/democrates-avec-la-majorite-presidentielle_849070).

Venus de grandes villes de France (Paris, Lyon, Marseille, Strasbourg, Dijon, Dunkerque, Grenoble, Montpellier, Saint-Etienne, Le Havre, Colmar, Mulhouse, Rouen, Toulouse, Annecy) mais aussi de l’Ile-de-France (Essonne, Yvelines, Hauts-de-Seine, Seine Saint-Denis) et des départements de la Drôme, du Val-de-Marne, du Gers, de Saône-et-Loire, des départements Bretons ou encore de Haute-Garonne, les participants à cette journée de réflexion ont échangé tout au long de la journée sur l’actualité politique et la situation territoriale en vue des prochaines échéances électorales. Etaient invitées à cette rencontre, une délégation de la Gauche Moderne et Républicaine menée par Michel Souchod, Gilles Casanova et Bouchera Azzouz, par ailleurs ancienne secrétaire générale de l’association « Ni Putes, ni soumises », et une délégation d’Europe Ecologie Les Verts.

En introduction, Christophe Madrolle, a expliqué qu’il n’était pas question de créer une tendance ou une sous tendance au sein du Modem ; il a rappelé la légitimité de François Bayrou en tant que Président et la légitimité du positionnement central du Modem dans la vie politique française.

En réaffirmant « nous sommes des démocrates, laïques et pro européens » Jean-Luc Bennahmias a évoqué les valeurs partagées par les participants à cette journée et rappelé le caractère « modemo-compatible » de ce rassemblement.

Il a ensuite fait un tour d’actualité, évoquant la situation française et européenne, revenant notamment sur l’action de la France au Mali et sur le rôle que devrait jouer l’Union européenne. Il a aussi évoqué la situation économique et sociale française, la tentation du repli sur soi chez nos concitoyens et la question de la place de l’islam et des autres religions dans notre pays. Réitérant son soutien vigilant à la politique menée par le gouvernement et le Président de la République, il n’en a pas moins rappelé le caractère parfois approximatif de l’action gouvernementale.

JL Bennahmias a enfin insisté sur l’absolue nécessité du développement durable et sur les moyens d’y parvenir sans sectarisme; un positionnement qui s’incarne dans la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes aussi bien que dans le soutien à la liaison ferroviaire Lyon-Turin.

Au cours du débat, de nombreux participants ont souligné la difficulté d’exister sur le terrain et dans les médias tant que les relations entre l’UDI et le Modem ne sont pas clarifiées, quelques responsables du Modem jouant « subtilement » avec la double appartenance. Même si la décision du Conseil National du 15 décembre dernier a bien signifié qu’on ne peut pas avoir de responsabilités au sein des deux partis, nous devons aller plus loin et refuser toute double appartenance.

De nombreux participants ont le sentiment qu’après la décision historique de François Bayrou d’appeler à voter François Hollande nous n’allons pas assez loin  dans la préparation des élections municipales pour travailler avec tous ceux qui ont voté François Hollande. La clarification de la ligne est nécessaire.

Les participants soulignent que, même si dans une grande majorité ils souhaitent passer des accords avec le PS, le PRG ou EELV, il n’en demeure pas moins que certains accords peuvent être trouvés avec des maires fréquentables de la droite modérée.

JL Bennahmias souligne à ce propos que, dans les villes du sud de la France, notamment dans le Vaucluse (Orange, Bollène, Carpentras, Cavaillon), afin d’éviter la prise de pouvoir de l’extrême-droite et/ou du FN, de larges rassemblements allant jusqu’à la droite démocrate seront sans doute nécessaires.

Certains participants considèrent que l’étiquette modem peut être un handicap – Sur ce point, des participants réaffirment que le Modem est leur maison et qu’ils sont prêts à discuter et à créer du rapport de force avec l’ensemble des formations politiques démocratiques mais qu’en aucune manière ils n’envisagent de se fondre dans celles ci.

M.Souchod, le président de la Gauche Moderne et Républicaine, rappelle que le bloc des gauches représente 42% en France au soir du premier tour de l’élection présidentielle, et que ce sont aussi les prises de position et le soutien à F. Hollande d’hommes politiques venus de courants différents qui ont permis l’élection de F. Hollande à la présidence de la République.

A la question posée sur le positionnement de Robert Rochefort, JL Bennahmias informe que Robert a été invité…

De nombreux questionnements naissent au cours de la discussion sur la question de savoir comment collectivement nous sommes nécessaires dans la société française aujourd’hui en tant que mouvement central.

De nombreux participants soulignent la nécessité de trouver quelques idées fortes qui devraient être notre « traceur idéologique » face au PS, à EELV, aux radicaux de gauche, à l’UDI et au front de gauche.

JL Bennahmias et C. Madrolle rappellent que, même si nous soutenons la majorité présidentielle aujourd’hui, nous ne sommes ni des vassaux ni des beni-oui-oui des socialistes. Le PS ne comprend que le rapport de force ; dans le cadre de la préparation des municipales il est nécessaire de construire ce rapport de force, quelques soient les interlocuteurs.

Après un rapide tour de France des situations, les participants apprécient la dimension collective de la démarche proposée par JL Bennahmias : créer un pôle central, en partenariat avec le PS, les Verts, le parti radical, voire le Front de Gauche et sans exclure les autres formations de la droite démocratique quand les réalisations municipales et la situation sur le terrain (cf villes du sud de la France mentionnées plus haut) nous y conduisent.

En ce qui concerne les élections européennes, il semblerait qu’on se dirige vers un changement de mode de scrutin et vers une seule liste nationale; dans ce cas, selon JL Bennahmias, il n’existe aujourd’hui aucune autre alternative que la présentation d’une liste animée principalement par le Mouvement Démocrate dont le leader, selon toute vraisemblance, serait F Bayrou.

En conclusion, JL Bennahmias remercie toutes celles et tous ceux qui ont participé à cette journée de réflexion et propose la mise en place d’un outil participatif.

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"A lire, le Nouvel optimisme de la volonté" paru dans le Point