Encadrer les restructurations au sein de l’UE

Encadrer les restructurations par des règles européennes, renforcer l’information, la consultation, améliorer l’anticipation et la gestion des restructurations: dans les recommandations adoptées aujourd’hui à une large majorité, le Parlement européen demande une législation européenne.

En cette période de crises, les citoyens sont des centaines de milliers à subir les conséquences de restructurations menées à travers l’Europe. Si certaines peuvent s’expliquer, d’autres en revanche sont le fait de l’arbitraire et de la cupidité. Dans une économie mondialisée, les règles de gestion des entreprises se sont internationalisées alors que les travailleurs restent régis par des règles nationales qui ne les protègent que de manière inégale. Nous demandons à la Commission européenne d’agir de manière déterminée pour encadrer les restructurations menées par les grandes entreprises (plus de 500 salariés).

Les recommandations adoptées devraient être les piliers d’une directive européenne. Elles peuvent se résumer par ces mots: anticipation, information des travailleurs, dialogue social, minimisation du coût social et accompagnement par les autorités publiques.

Les opérations de restructurations doivent être expliquées et de surcroît justifiées auprès des travailleurs. Les licenciements ne devraient intervenir qu’en dernier recours après examen des options alternatives. L’objectif étant de minimiser les coûts sociaux, maximiser les possibilités de réinsertion des travailleurs, développer la collaboration avec les autorités publiques dans les régions touchées pour financer la transition professionnelle. Bref, donner du corps à cette économie « sociale » de marché.

Par ce vote le Parlement exhorte la Commission européenne à agir. La directive sur l’encadrement des restructurations s’est déjà trop fait attendre, l’Union ne peut plus tergiverser.

 

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