Le Lyon-Turin : un projet valide, d’intérêt général et européen

Alors qu’un sommet bilatéral franco-italien a eu lieu aujourd’hui, il a lieu de rappeler l’utilité du projet de liaison ferroviaire entre Lyon et Turin.

On ne peut pas être contre tous les projets d’infrastructures, ce n’est pas sérieux.

Si nous voulons nous engager dans la transition vers une économie à faible intensité de carbone, le ferroviaire est un mode de développement à privilégier (tout comme les infrastructures maritimes et fluviales). Le ferroutage s’inscrit dans une perspective de développement durable. D’ailleurs, la Suisse et l’Autriche ne nous ont pas attendu et ont déjà mis en place des projets structurants qui font que les camions ne sont plus sur les routes.

Le projet de Lyon-Turin s’inscrit dans cet objectif. Il a également une utilité sociale reconnue au niveau européen. Le Lyon-Turin fait partie des projets d’infrastructures de transport sélectionnés au niveau européen (les RTE-T). Dans les schémas européens de transport le corridor dans lequel s’inscrit le Lyon-Turin vise à renforcer l’interconnexion des territoires frontaliers et améliorer leur développement économique et social. Nous sommes ici sur des choix structurants.

On ne peut pas se passer de  ce projet d’infrastructure d’avenir. Il en irait d’ailleurs de même des propositions pour une liaison entre Briançon et l’Italie grâce à un tunnel ferroviaire sous le MontGénèvre.

Alors certes, réaliser de tels projets d’infrastructures d’envergure en ces temps de crise et d’austérité n’est peut être pas le plus urgent, mais ce projet du Lyon-Turin est un projet d’investissement à long terme. Engagé depuis déjà dix ans, il bénéficiait au départ d’un large soutien.
Son utilité n’est pas remise en cause: c’est  donc une idée qui, pour ma part, est toujours valide et qu’il faut envisager sur le long terme.

Ce  faisant, il convient naturellement d’engager des discussions sérieuses sur les voies d’approche (du coté français comme du coté italien) avec les riverains et agriculteurs et faire de  ce projet un modèle de concertation.

Le train n’est pas un mode de transport du passé ; ne mélangeons pas tout ! Ce projet ferroviaire ne saurait être enterré ; il n’a rien d’équivalent avec le projet d’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes qui est un projet d’intérêt privé, économiquement et  socialement  inutile.

 

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"A lire, le Nouvel optimisme de la volonté" paru dans le Point