Jean-Luc Bennahmias interpelle la commission sur le moratoire pour la protection des abeilles

La Commission européenne, consciente du taux de mortalité anormalement élevé des abeilles, a proposé la mise en place d’un moratoire afin d’interdire l’utilisation de trois pesticides supposés les plus néfastes. Cette mesure a été acceptée par une majorité d’Etats membres. Je m’en suis félicité, car ce n’était pas gagné d’avance et cela représente un pas en avant.

Cependant, ce moratoire, bien qu’encourageant, reste insuffisant sur plusieurs points. Les trois pesticides concernés polluent en effet les sols pendant des années et une dose même infime du produit est source de mortalité pour les abeilles. De plus, l’interdiction ne concerne que certains types de plantes réputées pour attirer les abeilles. Enfin l’interdiction ne porte que sur une période de l’année …

Au vu de ces limites, compte tenu du fait qu’une interdiction totale serait davantage appropriée (ainsi en Italie, la mortalité a diminué (passant de 30% à 15%) suite à l’interdiction totale des pesticides, mes questions sont les suivantes:

1) La Commission est-elle consciente des limites du moratoire imposé, notamment concernant la limitation saisonnière de l’interdiction et prévoit-elle en conséquence une prochaine étape, avec des mesures plus ambitieuses pour assurer la protection effective des abeilles?

2) Compte tenu des limitations évoquées plus haut, la Commission peut-elle estimer l’effectivité du moratoire partiel qu’elle va imposer? Comment peut-elle nous assurer de l’efficacité de sa mesure?

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"A lire, le Nouvel optimisme de la volonté" paru dans le Point