J’ai signé : l’appel sur la malnutrition

 

Vendredi 31 mai, j’ai signé l’appel en faveur d’une mobilisation accrue contre la malnutrition infantile. Lancé par l’Unicef, ACF, Save the Children, Gloval health advocacy et Alima, il est soutenu au Parlement par ma collègue Marielle de Sarnez.

Chaque jour, 19 000 enfants meurent avant leur cinquième anniversaire. C’est comme si nos villes d’Allauch, de Firminy, de Manosque et de Voiron s’éteignaient les unes après les autres, et qu’un tiers de leurs habitants étaient morts de faim.

165 millions d’enfants de moins de cinq ans souffrent d’un retard de croissance dû à la malnutrition. Or, seul 0,4% de l’aide mondiale est alloué à la nutrition. Des financements sur le long terme sont indispensables pour répondre à cette situation, nuisible à la fois pour le développement personnel de ces enfants et pour celui de leurs pays.

En signant ce texte, nous nous engageons à défendre la place de la sous-nutrition dans les politiques d’aide, à améliorer la transparence des politiques participant à la lutte contre la malnutrition et à sensibiliser nos pairs et les citoyens de notre pays.

Pour en savoir plus, rendez vous sur le site de l’Unicef .

 

 

APPEL PARLEMENTAIRE EN FAVEUR D’UNE MOBILISATION ACCRUE CONTRE LA MALNUTRITION INFANTILE

A l’occasion du sommet international « Nutrition pour la croissance » organisé le 8 juin 2013 en amont du G8 par le Royaume-Uni et le Brésil, nous, Parlementaires Européens et Africain engagés dans la lutte contre la malnutrition :

Vu le paragraphe 2 de l’article 11 du Pacte international relatifs aux droits, économiques, sociaux et culturels
Vu l’article 24 de la Convention internationale des droits de l’enfant
Vu le paragraphe 84 du Consensus européen pour le développement
Vu les Objectifs du millénaire pour le développement 1, 4, 5 et 7
Vu la résolution A65/11 de la 65e Assemblée Mondiale de la Santé.

A. Considérant que 19 000 enfants meurent chaque jour avant leur cinquième anniversaire 
B. Considérant que la malnutrition est la cause sous-jacente d’un tiers de ces décès
C. Considérant que seul 10% des enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère ont accès à un traitement alors que celui-ci existe et est connu
D. Considérant que 165 millions d’enfants de moins de cinq ans souffrent d’un retard de croissance dans le monde dont 90% en Afrique subsaharienne et en Asie
E. Considérant que la sous-nutrition chronique provoque des dommages irréversibles sur le développement de l’enfant si elle n’est pas prévenue dans la période clé des 1000 jours (de la conception de l’enfant à son 2eme anniversaire), réduisant pour leur vie entière leurs capacités d’apprentissage et leur potentiel de revenus.
F. Considérant que le coût économique de la malnutrition représente  une perte de 2 à 3% de PIB pour les pays touchés, et que la malnutrition est reconnue comme un obstacle majeur au développement des pays, perpétuant un cycle vicieux de pauvreté  
G. Considérant les nombreux obstacles pour accéder à des soins et à une nutrition adéquats, parmi lesquels les difficultés d’accès aux établissements de santé, le manque de personnel en particulier dans les zones rurales, le coût des soins à la charge des patients, et la disponibilité ou l’accessibilité insuffisante des aliments adaptés et médicaments indispensables pour prévenir et soigner la malnutrition et ses pathologies associées 
H. Observant que des interventions spécifiques ayant démontré leur efficacité pour réduire durablement la malnutrition infantile sont connues
I. Notant que la problématique nutritionnelle est très faiblement financée avec seulement 0,4% de l’aide mondiale alloué à la nutrition, et que des financements sur le long terme sont indispensables afin d’être complémentaires à une réponse aux urgences
J. Considérant la multitude de déclarations, plans d’action, textes et résolutions adoptés faisant de la lutte contre la malnutrition une priorité

Nous appelons les gouvernements à :
1. Faire de la lutte contre la malnutrition une priorité des politiques de développement nationales,  européennes et mondiales notamment à travers son inscription au sein des objectifs de développement post-2015.
2. Accélérer le déploiement à grande échelle des interventions prioritaires qui ont fait leurs preuves, visant à assurer aux nourrissons, aux jeunes enfants et à leurs mères une alimentation et des soins adéquats, en intégrant ces interventions à l’efficacité reconnue dans les politiques de santé et de protection sociale
3. A intégrer la lutte contre la sous-nutrition comme objectif dans les programmes d’autres secteurs (éducation, agriculture, politiques sociales, santé..)  afin de traiter et de prévenir durablement ce fléau
4. Favoriser  au niveau mondial et au sein des pays partenaires le dialogue multi-acteurs, la coordination et l’harmonisation entre partie prenantes pour la définition, la mise en oeuvre et l’évaluation des politiques de lutte contre la malnutrition.
5. Mobiliser les ressources financières budgétaires et extra budgétaires nécessaires pour la mise en œuvre à large échelle de ces interventions et l’atteinte des engagements internationaux
Nous nous engageons à :
1. Défendre la place de la sous-nutrition lors de l’élaboration des politiques de santé, de protection sociale et de développement et autres politiques pertinentes
2. Evaluer les programmes et améliorer la transparence de des politiques participant à la lutte contre la  malnutrition et  en rendre compte aux citoyens
3. Créer un environnement favorable à la nutrition à travers des actions de plaidoyer et de sensibilisation auprès de nos pairs et des citoyens de nos pays.

 
Par cet appel, nous entendons contribuer à accélérer les progrès pour lutter contre la malnutrition et réduire efficacement et durablement la mortalité, la morbidité et les carences de croissance et de développement liées à ce fléau.

 

 Source de l’image : http://www.seneweb.com

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"A lire, le Nouvel optimisme de la volonté" paru dans le Point