Intervention humanitaire au Sri Lanka en faveur des civils tamouls

Alors que la guerre est terminée au Sri Lanka depuis plus de 10 mois, la population tamoule est encore victime de bien des exactions.

Alors que la LTTE est maintenant défaite, il est inacceptable que 60 000 de ses anciens membres soient enfermés dans des camps d’internement, avec leurs familles, des civils, ce qui porte le nombre total de prisonniers à 180 000. Du fait d’un manque cruel de soins et d’une hygiène déplorable, on assiste ici à une véritable violation des droits de l’homme par le gouvernement sri‑lankais.

Par ailleurs, ce dernier empêche toujours l’arrivée de toute aide humanitaire en faveur de ces populations.

Dans ces circonstances, quelle action concrète la Commission compte-t-elle entreprendre en l’occurrence?

Réponse donnée par la haute représentante/vice-présidente Ashton au nom de la Commission

L’annonce faite par le gouvernement de Sri Lanka selon laquelle celui-ci accorderait la liberté de circulation, à partir du 1er décembre 2009, à toutes les personnes déplacées à l’intérieur du pays et selon laquelle les camps seraient fermés d’ici le 31 décembre 2010, a été considérée comme une mesure encourageante sur la voie du rétablissement de la normalité et de la confiance entre les communautés. Toutefois, si les restrictions se sont assouplies, la liberté de circulation n’est pas encore totale à ce jour. Malgré les avancées récentes, l’accès humanitaire est encore limité pour de nombreux organismes qui souhaitent venir en aide à ceux qui sont récemment revenus. Le gouvernement est encore confronté au défi humanitaire que constituent le déminage de la zone touchée par le conflit et la réinstallation d’un grand nombre de Tamouls déplacés, qui ont été détenus pendant six mois dans des camps d’internement fermés après la fin du conflit.

La Commission, tout en fournissant une aide humanitaire à la population déplacée et aux rapatriés par l’intermédiaire du Service d’aide humanitaire de la CE (ECHO), continue de saisir toutes les occasions pour préconiser une amélioration et une normalisation de la situation en conformité avec les normes et pratiques internationales. C’est ainsi que la Commission a insisté pour que toute assistance offerte aux rapatriés, sous forme d’aide humanitaire ou de coopération au développement, soit fournie conformément à des critères types, dont la liberté de circulation pour les bénéficiaires et un accès sans aucune limitation aux organisations chargées de la mise en œuvre.

À ce jour le nombre de personnes déplacées vivant dans des camps a diminué et s’élève à 80 000 personnes, alors que le nombre de rapatriés et de personnes libérées a augmenté, atteignant un total de 200 000 personnes. La Commission est résolue à encourager cette tendance et s’emploie à promouvoir une accélération du rythme des retours. Lorsque les critères types sont respectés, la Commission finance des programmes d’assistance très variés qui facilitent le retour des personnes déplacées. Ces programmes portent sur tous les secteurs ayant besoin d’aide et répondent aux priorités immédiates des personnes déplacées, ainsi qu’à leurs besoins à moyen terme, assurant ainsi leur retour dans le cadre d’un processus sûr et durable.
La Commission a demandé au gouvernement de Sri Lanka d’examiner les dossiers de 11 000 anciens combattants le plus rapidement possible et les autorités sri-lankaises lui ont fait savoir que la majorité de ces personnes seraient réinsérées dans des établissements auxquels les agences internationales pourraient accéder afin de s’assurer que la situation de ces anciens combattants est conforme aux normes internationales.

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"A lire, le Nouvel optimisme de la volonté" paru dans le Point