Il est absolument indispensable qu’il existe également des plans de relance structurels

En duplex de Strasbourg, Jean-Luc Bennahmias s’exprimait ce matin sur France Culture dans L’invité des matins.

« Les plans de rigueur sont évidemment nécessaires mais il est absolument indispensable qu’il existe également des plans de relance structurels, notamment par rapport à la politique ferroviaire, énergétique, de recherche qui sont à la fois des politiques nationales et européennes. Tout le monde sait bien que si les Etats sont endettés, l’Union européenne ne l’est pas. Nous pouvons demander la participation des citoyens européens sur les Eurobonds, les project bonds qui font qu’on peut développer l’économie européenne et de ce fait reproduire dans le cadre européen et français des biens de première nécessité », explique le député européen.

La sortie de la Grèce de la zone euro envisagée par certains dirigeants européens et certains économistes serait pour Jean-Luc Bennahmias absolument catastrophique. « Il faut absolument que la Grèce reste dans la zone euro sinon elle ne restera pas non plus dans l’Union européenne. L’effet domino sera désastreux, on passera ensuite à l’Espagne, au Portugal, à l’Italie et pourquoi pas à la France ? On ne serait alors plus dans une phase de reconstruction mais de destruction. Il est nécessaire d’aider la population grecque à sortir de la crise dans laquelle elle est », insiste le vice-président du Modem.

Interrogé enfin sur les propos tenus il y a quelques jours par François Bayrou sur la fin possible de l’euro, Jean-Luc Bennahmias précise : « François Bayrou a repesé ses mots par rapport à ce qu’il a pu déclarer dimanche, il ne souhaite en aucun cas que la Grèce sorte de la zone euro mais veut au contraire une zone euro forte et élargie ». « François Bayrou dit simplement la vérité, qu’aujourd’hui malheureusement, la Grèce comme d’autres pays européens, étant donné l’ampleur de la dette et l’insuffisance de l’aide de l’Union européenne qui ne demande que de la rigueur et ne met pas en place de plans pouvant sauver l’ensemble de la population grecque et européenne, l’importance de la crise peut conduire à la chute de l’euro », explique-t-il.

« Quant à moi, je parle uniquement des réalités structurelles telles qu’elles se passent et du plan de rigueur inacceptable imposé à la Grèce par le Conseil européen et le FMI. Aucune population européenne ne pourrait accepter un tel plan de rigueur, prévoyant une baisse des retraites et une baisse des salaires, c’est absolument impossible ! », s’insurge Jean-Luc Bennahmias.

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