Gaz de schiste : le PE exige des études d’impact environnemental

Le Parlement européen demande des études d’impact environnemental sur les projets d’exploration et d’extraction de gaz de schiste par fracturation hydraulique: un principe de bon sens!

En mettant à jour la directive sur l’évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l’environnement, le Parlement européen a ajouté les projets d’exploration et d’extraction de gaz de schiste utilisant la fracturation hydraulique à la liste de projets nécessitant obligatoirement une étude d’impact. Je me réjouis pleinement de cette initiative de bon sens.

Plusieurs fois demandé par notre assemblée dans le passé, cet ajout était d’une urgente nécessité étant donné la volonté de plusieurs pays européens d’exploiter les gaz de schiste sur leur territoire.

Les études d’impact font partie du paysage depuis plus de 20 ans. Elles concernent tous les projets d’envergure, qu’ils soient publics ou privés. Compte tenu des dangers potentiels pour l’environnement et la santé publique des projets d’exploration et d’extraction des gaz de schiste (comme d’ailleurs de gaz de houille) utilisant la fracturation hydraulique, il parait tout à fait évident qu’une étude d’impact environnemental soit réalisée au préalable.

La fracturation hydraulique, seule technique opérationnelle actuellement, (interdite en France, mais pas dans tous les états membres de l’UE) pose de fait des problèmes en termes environnemental et de santé publique (pollution des nappes phréatiques, utilisation de produits toxiques…) qui doivent être évalués et portés à la connaissance du public avant toute exploration et/ou extraction.

Que l’on assure une enquête préalable est donc une nécessité aujourd’hui partagée au niveau européen : c’est le minimum.

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"A lire, le Nouvel optimisme de la volonté" paru dans le Point