Gaz de schiste: la fracturation du Parlement européen

La question des gaz de schiste a divisé le Parlement aujourd’hui en session plénière. Malheureusement l’amendement, dont je suis cosignataire, demandant aux Etats membres de ne pas autoriser les opérations de fracturation hydraulique a été rejeté par le Parlement européen : les 262 voix pour n’ont pas suffi.

Or, l’exploitation par fracturation hydraulique pose, à l’heure actuelle, de nombreux problèmes insolubles.

Qui plus est, un rapport présentant les gaz de schiste et les expériences américaines sous un angle extrêmement positif, sur lequel j’ai voté contre, a été quant à lui adopté.

Seul motif de satisfaction: un second rapport traitant des conséquences sur l’environnement des activités d’extraction de gaz de schiste et de schiste bitumineux a obtenu une large majorité. Il exige l’interdiction de la fracturation hydraulique dans les espaces sensibles. Il rappelle que si chaque Etat membre a le droit de choisir son mix énergétique, tous les Etats devraient disposer de règles solides sur toutes les techniques d’exploitation notamment la fracturation hydraulique.

Se basant sur le principe de précaution, le Parlement demande donc des avancées législatives et la reconnaissance des impacts environnementaux de l’exploitation des gaz de schiste.

Je me félicite de l’adoption de ce rapport même si la vigilance reste de mise étant donné les votes contradictoires d’aujourd’hui. Le combat continue!

 

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"A lire, le Nouvel optimisme de la volonté" paru dans le Point