Directive sur les déchets d’équipements électriques et électroniques: une gestion plus responsable!

Nous voyons aujourd’hui toutes les limites de nos sociétés « court termistes », d’ailleurs à bout de souffle, où l’hyper consommation et le jetable sont rois: la question du traitement des déchets, de leur recyclage mais aussi celle de l’obsolescence des produits de consommation courante sont au cœur des problématiques que nous avons à gérer au sein de nos sociétés. Ce sont des enjeux centraux dans la construction d’un développement de société durable.

La directive que nous adoptons aujourd’hui porte sur les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE). Chaque citoyen européen compte  17 à 20 kg de déchets électroniques en moyenne par an! L’objectif est à la mesure de la situation: la directive prévoit que chaque État membre devra accroître sa collecte de DEEE, indépendamment du fait qu’il réponde déjà – ou non – à l’objectif de 4 kg par personne et par an.
Il nous faut tirer profit de ce traitement des déchets afin de récupérer le maximum de matières premières pour augmenter les taux de recyclages des DEEE et éviter de stocker les substances nocives à la décharge. Plus on fait le tri en aval, plus c’est coûteux pour les entreprises mais aussi pour les contribuables qui paient la collecte des déchets par leurs impôts, alors qu’agissant en amont, on réduit les coûts, augmente l’efficacité environnementale du tri et de la collecte et on valorise mieux les déchets. 
Cette directive est positive pour les consommateurs européens, ils pourront dorénavant retourner les petits articles aux détaillants et entreprises sans obligation d’achat d’un nouveau produit. Une limite vient cependant atténuer les bénéfices de cette mesure: seuls les magasins de plus de 400m2 seront obligés de proposer ce service gratuitement.
Toutefois cette directive constitue et reste une nouvelle avancée pour le recyclage et le traitement des DEEE en Europe. Je salue vivement l’établissement de contrôles plus stricts sur les expéditions illégales de DEEE dans les pays tiers. Cela doit empêcher que les déchets électroniques ne soient traités dans des pays où les conditions de sécurité et santé au travail mettent en danger les travailleurs, parfois par des enfants et directement dans les déchetteries, et qui plus est, détruisent l’environnement local. Ces exportations, le plus souvent vers l’Asie ou l’Afrique, sont une des causes de situations près préoccupantes comme la pollution des eaux au Ghana.

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