De retour des Universités de Rentrée du MoDem

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Jean-Luc Bennahmias revient sur les Universités de rentrée du Mouvement Démocrate à Giens, les 24, 25 et 26 septembre : un compte-rendu autour de phrases clés prononcées lors de ces journées

 Organisées autour des mots espoir et valeurs, les universités de rentrée du mouvement démocrate se sont tenues sur la Presqu’île de Giens dans le Var. 3 jours durant, les 1000 participants ont fréquenté assidument les ateliers et les sessions plénières au programme de ces universités. Autour de nombreux invités politiques et/ou experts sur des sujets divers, les débats ont été de haute qualité et ont permis de nourrir notre réflexion.
 Que ce soit dans le cadre des ateliers, des sessions plénières ou de manière plus informelle dans les allées du site de la presqu’île, ces 3 jours nous ont permis d’échanger mais aussi de nous retrouver. Retour donc sur un week-end studieux mais convivial, autour de quelques moments forts qui ont ponctué notre université de rentrée:

  »La France doit réaffirmer ses principes! »
En faisant référence à la politique menée sur la question des expulsions des Roms, Jean Christophe Rufin est directement entré dans le débat politique vendredi soir. La France, pays des Droits de l’Homme et des valeurs universelles, doit revenir à ses principes fondamentaux.

  »Le Sahara occidental, un point chaud de la planète depuis longtemps! »
JC Rufin est un écrivain engagé, académicien et jusqu’à récemment Ambassadeur de la France à Dakar au Sénégal. Il est revenu sur la question des otages au Mali, sur la région à risques que représente le Sahara occidental et plus largement sur la politique de la France en Afrique.

  »Il y a donc 700 000 gardes à vue illégales en France! »
C’est ainsi que Francis Teitgen, qui débattait avec Eric de Montgolfier sur les questions de justice, a dénoncé le régime français en matière de garde à vue. Plus généralement les intervenants ont condamné la succession des réformes, « le tourbillon » des mesures, qui nuisent à l’efficacité de la justice et au respect des droits des justiciables mais aussi à la cohérence de la politique judiciaire et qui révèlent un manque de vision pour le futur.

« Avec une équipe solide, notre shadow cabinet va aller dans la proposition, le positif, pour s’occuper de ce qui préoccupe les citoyens »
Samedi après-midi sous le soleil, nous nous sommes réunis en plénière afin de présenter le shadow cabinet. J’ai, pour ma part, été chargé d’un vaste domaine qui va du sport à la jeunesse en passant par la culture et les questions de société ! Il y a donc du travail !

  »Le pessimisme de la raison et l’optimisme de la volonté »
C’est en citant Antonio Gramsci  que j’ai conclu mon intervention: nous sommes volontaires, réalistes et pragmatiques, donc nous sommes plutôt optimistes ! Il faut sortir de la spirale actuelle qui consiste à jouer sur les peurs et les angoisses ce qui est très dangereux pour nos sociétés et s’occuper réellement de faire des propositions qui traitent des préoccupations des français!

  »Demain nous serons forts parce que nous sommes cohérents »
En conclusion de cette plénière, François Bayrou a insisté sur le fait que nous sommes sereins et déterminés à donner un nouvel espoir aux français, qui sont  aujourd’hui déçus : ils attendent autre chose, ils sont choqués par la montée des inégalités et la dégradation de l’image de la France suite à la politique de stigmatisation de communautés entières menée par le gouvernement.

  »La démocratie ne peut pas être qu’un champ de bataille frontal »
Il y  a une place pour le centre: après la plénière dédiée au shadow cabinet, Jean-Pierre Riou nous a éclairé sur l’histoire du centrisme ; un brillant discours durant lequel il a refait l’historique des différentes tendances centristes – même s’il n’a pas eu le temps d’évoquer les tendances centristes plus larges, c’est-à-dire en incorporant les radicaux et les écologistes notamment – et en a rappelé les valeurs fondamentales, toutes liées à l’humanisme.

« Les centristes ont toujours été plutôt des girondins! »
JP Riou a aussi évoqué l’importance de la notion de subsidiarité – et l’idée qu’il faut prendre les décisions au plus près du citoyen et au niveau le plus adapté : il faut laisser respirer une société menacée par l’étatisme. La subsidiarité est une notion aujourd’hui reprise au niveau de l’UE. La dialectique du proche et du lointain s’inscrit au centre du débat politique actuel.

  »En tant que centristes, nous formons une entreprise de moralisation mais encore plus un empêcheur de démoralisation! »‘
JP Riou a conclu en affirmant que nous sommes aujourd’hui un foyer de résistance, ancrés dans l’opposition et que nous faisons le choix de la pensée construite!

« L’ordre républicain n’est pas menacé par toute pratique religieuse ! »
En fin de journée, le débat sur la religion a permis de réaffirmer l’idée que la pratique religieuse ne constitue pas en soi une menace. Les intervenants représentant différents cultes et l’obédience maçonnique ont tout de même évoqué les signes de perte de confiance mutuelle aujourd’hui; la résurgence de l’antisémitisme, mais aussi le retour de l’irrationnel et du fanatisme ainsi que la présence du communautarisme ce qui entraine une plus grande difficulté à dialoguer entre communautés.

  »La république laïque: un espace neutre mais pas indifférent »
Sur la question de l’intervention de l’église dans le débat public: oui à la neutralité mais oui aussi à la liberté d’expression ! Les intervenants ont réagi à la récente intrusion de toutes les Eglises dans le débat politique français. La laïcité reste la charte fondamentale de la république, mais les religions ont une place dans le débat public tant qu’elles ne s’immiscent pas dans les affaires de l’Etat en cherchant à imposer leurs points de vue.

« Sobriété, justice, créativité »
Les trois mots clés de Jean-Baptiste De Foucauld lors du débat sur les valeurs qui l’a confronté à Luc Ferry et Jean-Claude Casanova.

« Le centre c’est l’indépendance »
François Bayrou a clôturé les universités en affirmant l’indépendance du Modem et sa légitimité. Alors qu’aujourd’hui les vocations de centristes se multiplient, il est bon de rappeler qu’être au centre c’est être indépendant: donc oui aux alliances mais pas à la dépendance ! On ne peut pas suivre deux chemins à la fois ! Donc on est soi sur le chemin du pouvoir, soit sur le chemin de l’indépendance, celui de l’alternance.

Puis il a présenté, en quelques mots clés, ce qu’il entend être les trois révolutions nécessaires: vérité, simplicité, démocratie.
La démocratie doit permettre de porter à son maximum la conscience et la responsabilité du citoyen. Aujourd’hui, la vérité n’est pas seulement une vertu morale mais aussi une vertu politique, c’est une philosophie de l’action !

La simplicité: il faut revenir à des devoirs fondamentaux: celui d’éduquer les enfants, et celui de reconquérir la production !

Enfin, la république est démocratique, laïque et sociale. Aujourd’hui c’est la démocratie qui est le plus en danger: il faut reconnaitre le pluralisme dans la vie politique, séparer les pouvoirs, redonner son indépendance à l’audiovisuel public et enfin reconstruire la fonction présidentielle!

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"A lire, le Nouvel optimisme de la volonté" paru dans le Point