Compétitions sportives: quand le cynisme et la démesure atteignent leurs limites !

Compétitions sportives: quand le cynisme et la démesure atteignent leurs limites:

de la phrase insultante d’un dirigeant de la FIFA aux manifestations brésiliennes…

« Un moindre niveau de démocratie est parfois préférable pour organiser une coupe du monde… » La phrase de Jérôme Valcke, l’actuel secrétaire général de la FIFA, était passée inaperçue, elle revient aujourd’hui en pleine lumière à l’occasion des manifestations brésiliennes. Nous devrions cette fois-ci nous y arrêter pour de bon.

Le minimum du minimum, si M.Vackle est plus attaché aux dictatures et autres régimes ultra-autoritaires, et c’est son droit le plus parfait, serait qu’il mette en concordance ses actes avec ses subtiles pensées. Qu’il quitte alors la Suisse pour aller rejoindre un de ces endroits merveilleux.

Je demande pour ma part que l’on revienne urgemment sur cette pensée et que son comparse, Stepp Blatter, s’explique enfin sérieusement sur cette réflexion aussi cynique que lamentable.

Que le concept de « Démocratie » ait du mal à être approprié à la FIFA, on s’en doutait et c’est d’ailleurs le gros point faible de l’institution qui n’a strictement rien à envier aux déboires répétés du Comité International Olympique (CIO), mais de là à clamer en substance que la démocratie est un boulet à l’organisation exemplaire de compétitions internationales, c’est cracher sur l’Histoire et sur des milliards de citoyennes et de citoyens attachés à l’Etat de droit, aux libertés individuelles et au respect des droits fondamentaux qui devraient être théoriquement aussi présents dans le Sport.

En ce sens, les premières réponses de la présidente brésilienne, Dilma Rousseff, sont bien celles d’une démocrate. On ne peut pas en dire autant de ce qui se passe loin des projecteurs dans la région de Sotchi en perspective des Jeux olympiques d’hiver de 2014 où les déplacements forcés, les ravages environnementaux et l’atteinte à la dignité humaine se multiplient. C’est sans doute, le modèle de Jérôme Valcke, mais, c’est un modèle autodestructeur.

La FIFA devrait suivre attentivement ce qui se passe au Brésil et ne pas faire l’économie de quelques autocritiques salutaires.

La démesure semblait programmée pour régner en maitre dans le sport professionnel.

Mais alors que Montréal vient à peine de se remettre de l’organisation des J.O de 1976 !, alors que la Grèce, assommée de dettes, doit encore régler l’ardoise des J.O de 2004, et après la surchauffe Ukraino-polonaise, on assiste au Brésil à l’explosion en plein vol d’une bulle spéculative, celle du sport international et de ses compétitions.

Disons-le, il est possible et urgent d’organiser des compétitions dont les dépenses ne dépasseraient pas le convenable. Car les peuples aspirent à maitriser leur destin, parce que l’aspiration au respect et à la justice sociale sont des valeurs davantage partagées que ces mégalomanes avaient prévus, il est temps, pour les responsables du sport international de revisiter leurs certitudes. En cela, la leçon brésilienne est particulièrement bienvenue.

 

Recherche

Présence Web

Liens

Slideshow image

"A lire, le Nouvel optimisme de la volonté" paru dans le Point