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« Elysée 2012 : tous sur la ligne de départ »

http://mots-croises.france2.fr/

Débat avec Jean-François Kahn à Marseille à 18h30

« Les classes populaires sont-elles réactionnaires ? »

Débat avec Jean-François Kahn et Jean-Luc BennahmiaCet évènement aura lieu :

Jeudi 16 février 2012 à 18:30
Au « Château des Fleurs »
19 boulevard Michelet
13008 Marseille

L’aide aux plus démunis sauvée…pour le moment!

Dans l’immédiat, l’essentiel est sauvé ; au terme de plusieurs mois de négociations, le Parlement européen a obtenu le maintien du Programme Européen d’Aide aux Plus Démunis (PEAD) pour 2012 et 2013. Le budget de 500 millions annuels sera conservé dans son entièreté pour les deux années à venir. Si nous pouvons nous en féliciter, surtout pour toutes les associations qui œuvrent sur le terrain, la vigilance reste de mise car la question n’est en rien réglée sur le fond.

L’Europe disaient-ils, se construit à petit pas, trouve ses élans dans les crises, quand elle est face au mur. Pour cette fois-ci, c’est raté ! Le programme n’obtient qu’un sursis: si nos ministres européens de l’agriculture se sont mis d’accord pour mettre un terme à ce psychodrame dont on se serait bien passé, l’Allemagne avait annoncé la couleur dès le mois de novembre: après 2014 elle ne veut plus entendre parler de ce programme ni d’ailleurs de politique sociale à l’échelle européenne.

Dire cela dans la période actuelle, au moment où les politiques d’austérité frappent durement les peuples européens et où l’Union est en pleine crise existentielle, c’est nier le futur de l’Union européenne: car il n’y aura pas d’UE à l’avenir sans Europe sociale, sans rééquilibrage de la dimension économique par une prise en compte du social ;

Il y a donc encore beaucoup à faire…L’Europe sociale ressort de cette crise plus affaiblie que jamais. Il nous faut dès maintenant penser de nouveaux mécanismes de solidarité efficaces. C’est à la Commission européenne, en collaboration avec le Parlement européen de présenter des solutions pour trouver d’autres modes de financement et pérenniser cette action européenne en faveur des plus démunis. En attendant, le sursis obtenu pour le PEAD est déjà une bonne nouvelle pour les millions de bénéficiaires dans l’Union européenne.

Classement européen des universités: aveux des difficultés rencontrées par la Commission

Question avec demande de réponse écrite E-011858/2011 à la Commission

 

Objet:  Classement européen des universités

À la suite de l’appel d’offre lancé en 2008 par la Commission européenne sur l’idée d’un classement européen des universités, une étude de faisabilité d’un classement global d’universités européennes sur des critères multiples, baptisé U-Multirank, a été réalisée. La Commission a suggéré que le classement serait disponible dans un délai de deux ans. Considérant les difficultés rencontrées afin d’opérer ce classement en raison de la grande diversité des systèmes universitaires des vingt-sept États membres:

1.    Afin de répondre à la diversité des systèmes d’éducation en Europe ainsi qu’aux besoins de transparence et de clarté aux yeux des citoyens, quels sont, clairement, les critères pour classer les universités? En particulier, comment la Commission compte-t-elle comparer l’insertion professionnelle des diplômés alors que le marché du travail peine à dépasser l’échelon national?

2.    La Commission peut-elle nous indiquer sa vision quant au financement de ce classement – après la première année de fonctionnement qu’elle a déjà prévu de financer?

3.    Étant donné qu’un classement ne référençant qu’une faible part des établissements d’enseignement supérieur en Europe perdrait son utilité, comment la Commission compte-t-elle inciter ces établissements à participer à ce classement?

4.    Enfin, quelle est la pertinence d’un tel classement, alors que de nombreux étudiants peinent encore à faire reconnaitre leurs diplômes dans les autres États membres?

E-011858/2011

Réponse donnée par Mme Vassiliou au nom de la Commission (14.2.2012)

La diversité des établissements d’enseignement supérieur en Europe est un atout: elle répond  aux besoins de compétences de l’Union en permettant aux étudiants de suivre des programmes d’enseignement variés. L’initiative de la Commission en faveur d’un outil d’information et de transparence a pour but de couvrir tous les établissements et leurs différentes missions, contrairement aux classements existants, qui mettent surtout l’accent sur la recherche.

En s’appuyant sur les résultats de l’étude de faisabilité, ce nouvel outil enregistrera les performances d’établissements similaires sur les plans de l’enseignement et de l’apprentissage, de la recherche, de l’internationalisation, de l’engagement régional ou encore de la transmission des connaissances. Certains des indicateurs doivent encore être affinés, notamment les données relatives à l’emploi des diplômés, qui mesureront le taux d’emploi des diplômés d’un établissement donné dans un contexte national; c’est le futur registre européen de l’enseignement supérieur qui assurera la comparabilité des données sur l’emploi à travers les frontières. La Commission collabore également au projet AHELO de l’Organisation de coopération et de développement économiques, qui teste des indicateurs permettant de mesurer les connaissances acquises par les diplômés.

Le classement devrait être géré par un organisme indépendant et être financièrement autonome à long terme. Il comportera environ 500 établissements au départ, et devrait être élargi avec le temps. Il pourra servir d’outil de planification et d’auto-évaluation à tous les établissements participants, qui devraient être rejoints par d’autres au fur et à mesure de la démonstration de son utilité, et répondra au désir des étudiants et d’autres acteurs d’une plus grande transparence.

Des obstacles à la reconnaissance de cet instrument subsistent, et doivent encore être écartés. Ils ne jettent cependant pas le doute sur le principe d’un classement multidimensionnel qui, en fournissant aux étudiants des informations plus claires pour les guider dans le choix de leurs études, constitue un tout nouvel outil visant à améliorer la qualité, la pertinence et la transparence de l’enseignement supérieur européen.

Session Plénière du Parlement européen à strasbourg

Campagne 2012, Forum 3 : Le nouveau contrat, social : Sécurités et solidarités

 Table ronde : Architecture des solidarités
 
Egalité des droits, exclusions
 
Sécurité et prévention
 
Fractures territoriales, territoires équilibrés

Explosion du budget alloué au projet ITER: La Commission lui ignore l’austérité…

J’ai interpellé la Commission européenne en lui adressant une question (voir ci-dessous) concernant les augmentations constantes de l’enveloppe budgétaire attribuée au projet ITER qui vise à développer un réacteur thermonucléaire expérimental.   Comment et jusqu’à quel point doit-on le financer? En Novembre 2011, 100 millions de plus ont été accordés pour 2012. Puis en Décembre 2011, c’est un tout autre montant qui a été voté: 1,3 milliards d’euros supplémentaires seront consacrés au projet en 2012 et 2013. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire: d’accord pour la recherche sur le nucléaire, mais pas pour un monopole! La recherche doit être diversifiée, plus ouverte vers les énergies renouvelables, d’autant plus que le budget d’ITER n’a cessé d’augmenter depuis le lancement en 2006. Dans cette période de rigueur, ITER doit désormais faire avec les moyens à sa disposition. Je regrette vivement cette hausse des crédits ainsi que le bricolage financier prévu, sans parler des 360 millions devant être redéployés en 2013 dont l’origine n’est pas précisée…

Question avec demande de réponse écrite E-012339/2011
à la Commission
Article 117 du règlement
Jean-Luc Bennahmias (ALDE)
Objet: Budget alloué au projet ITER


Le budget alloué au projet ITER est en augmentation considérable pour les années à venir. Afin de réaliser ce projet de réacteur thermonucléaire expérimental, le Parlement européen a voté ce mardi 13 décembre une rallonge budgétaire de 1,3 milliard d’euros pour la période 2012-2013, validant ainsi la proposition de la Commission européenne.
Au regard de cette augmentation budgétaire plus que conséquente, deux questions se posent:
1. Dans sa démarche de soutien à l’accroissement du budget d’ITER, la Commission a-t-elle également pris connaissance des rapports dissidents pertinents sur le projet ITER pour fonder celle-ci, comme celui de Jean-Pierre Petit, ancien directeur de recherche au CNRS et physicien des plasmas, intitulé « ITER – Chronique d’une faillite annoncée »?
2. La Commission prend-t-elle toute la mesure des difficultés techniques et budgétaires rencontrées par ce projet ITER ainsi que du potentiel extrêmement dangereux de la fusion nucléaire?

E-012339/2011
Réponse donnée par Mme Geoghegan-Quinn
au nom de la Commission
(3.2.2012)

Du point de vue scientifique, technique et organisationnel, ITER constitue un projet ambitieux et la Commission suit de près son avancement, notamment en ce qui concerne les aspects budgétaires et de sûreté. La Commission a connaissance de certains rapports critiques en la matière, y compris de celui dont l’honorable parlementaire fait mention et que le public peut consulter sur le web.

La fusion présente certes des caractéristiques de sûreté propres qui la distinguent de l’énergie nucléaire classique, mais le rapport de sûreté préliminaire d’ITER comprend une analyse des divers incidents possibles et de leurs conséquences et, pour l’instant, la procédure d’autorisation des autorités françaises responsables de la sûreté se déroule normalement.

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Marseille, capitale européenne de la culture